( 10 novembre, 2009 )

Sur la route…

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Je suis sur la route toute la sainte journée dit une chanson… je ne me souviens plus laquelle…

Toi! Tu sauras sûrement, tu les connais toutes…

Aujourd’hui sur cette route, j’allais droit devant moi avec Toi lui et l’autre comme des fourmis allant dans la même direction, nous filions en un semblant d’harmonie qui n’est en fait… qu’indifférence.

J’ai filé encore et encore sans vraiment me concentrer, l’esprit absorbé, tant défié par les épreuves de mes choix… oui…juste mes propres choix.

Je dépassais les autres comme je peux me dépasser moi-même dans chacun de mes challenges, je repensais à tout ce que mes rencontres d’hier m’avaient réservé…

De sacrées rencontres, ou rencontres sacrées, chacune défilant les unes après les autres tellement logiquement dans le déroulement de mon choix d’accomplissement du moment…

Aujourd’hui, je suis sur cette route, j’avance sans aucun autre choix que celui d’avancer, alors n’y tenant plus je décide de m’arrêter sur cette ère ou air d’autoroute, m’accordant le droit de poser mes pensées, revenir sur ma route, mes pas, mes rencontres passées, mes sentiments, mes humeurs.

Je suis là, presque engourdie par la vie, ses déclins, ses surprises, ses évidences, ses performances.

Quelle vie!

J’ai tellement de chance d’être dans cette vie que je me dis parfois que je vais finir par le payer, le payer cher… qui sait au péril de ma vie!

Trop de chance porte la poisse…

J’ai trop de chance d’être là, de venir d’où je viens et d’avoir la chance de penser où je souhaite aller sans me dire que des barrières infranchissables peuvent m’en empêcher, seule ma volonté…

Quand je reprends la route je trouve des travaux, voilà que ce chemin devient escarpé, tout comme ma vie, les passages en deviennent étroits… Je suis obligée de ralentir ma course, comme pour mieux appréhender mon parcours avant de poursuivre encore mieux.

Zut ! J’ai loupé la sortie ! Je rage de n’avoir que trop songé, si ce n’est à l’essentiel et ne pas m’être concentrée davantage.

 Oh ! mince ! Pas le choix je dois continuer…

Je ne peux plus revenir en arrière ce bout de mon labyrinthe devient sombre, et tellement serré que j’ai le sentiment d’être en équilibre…. bien fragile équilibre.

Je n’ai plus le choix j’ai été inattentive, je dois en assumer les conséquences, étrangement cette direction ne m’effraie pas elle est juste un autre chemin à explorer.

Serais-je donc inconsciente ? Assoiffée de découverte ?

Mise en danger d’Oh ! Truie ! que je suis…

Vilaine métaphore que voilà dénuée de charme et de respect de l’individu… de la femmeen particulier mais tellement plein de liberté de faire et dire juste selon moi maintenant… ça y est…

Je reprends haleine et vitesse… mais je ne gagnerai pas de temps, oh temps ennemi de ma création, les jours baissent alors que je ne fais qu’à peine commencer… casser ce moteur du temps freinez ces chevaux au vent et cette femme échevelée.

J’ai perdu du temps, la belle affaire, j’ai tant pensé, comment songer que cela soit inutile.

Le pétrole a brûlé dans mon moteur et mon essence de vie n’a fait que croître…

Quel bonheur de vivre !

Gwemaline…

( 3 janvier, 2009 )

Le sais-tu vraiment?

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Sais-tu bien qui tu es ?

Sais-tu vraiment ce que tu produis ?

Sais-tu toujours ce que tu fais ?

Réalises-tu les vides que tu crées ?

Envisages-tu l’excès des émotions ?

T’es tu soucié de tout ceci ?

Si tu l’as fait t’es tu soucié des cicatrices que tu laissais?

Aucune situation n’est semblable et pourtant tant se ressemblent, c’est l’histoire de l’inégalité des perceptions.

Chacun attend le miroir de ses intensités pour mieux se convaincre de ne pas s’être trompé, sur l’autre, sur soi, sur ses choix.

Quoi que l’on fasse, quoi que l’on veuille, quoi que l’on rejette, c’est là et bien là autour de nous, face à nous ou pire en nous, nous emprisonnant comme une griffe sévère

Certains vont jusqu’à provoquer leur mort pensant sortir de la griffe sans comprendre que fuir ne résout rien.

D’autres craignent ce passage pensant le fuir en l’occultant, au lieu de l’inclure à un chemin, par crainte d’un inconnu, mais connaissent-ils davantage leur avenir ? Et paraît-il moins effrayant ?

D’autres ont choisi de s’associer par-dessus tout à ce qu’ils considèrent comme un axe, le travail, la famille, l’argent, l’amour, chacun trouve son caillou précieux gravite autour et danse avec cette lumière qui les rend forts en eux.

Mais Toi sais-tu ce que tu cherches ?

A force chercher sais-tu ce que tu attends ?

A force d’explorer aperçois-tu le fil de ton chemin ?

A force de lire, d’entendre et écouter, entends tu en toi la voix de qui te caractérise ?

Tant de gens te décrivent…

Tant pensent te saisir, sans même avoir ouvert le livre.

Tant t’aperçoivent un si bref instant.

As-tu vraiment envie d’être dévoilé au cœur de ce que tu es ?

As-tu vraiment le désir d’être fragil là aussi nu des tes pensées les plus cachées ?

Es-tu si certain de ne pas être l’ange manipulateur de tout ce qui t’arrive ?

Es-tu certain de ne pas être le premier instrument de la complexité de ton esprit ?

Ta vie n’est-elle pas que le siphon de l’écume de l’immense bouillon en ton être ?

Observe ton regard au point d’y saisir toutes les lueurs de vérité.

Toi, d’apparence si accessible, enfant sauvage des îles du mystère, tu sembles te cacher derrière les roseaux flexibles de la vérité, de celle qui préserve pour protéger.

Sais-tu qui est devenu cet être qui a marché dans le temps sous l’intempérie de la vie ?

N’es-tu pas le premier bourreau de tes souffrances ?

N’es tu pas le seul gardien de ton temple ?

Bien au-delà des rancœurs et des colères…

Toi la fleure du mal, au visage parfois pâle, qui sinon Toi empêche ton sang de venir rosir tes joues ?

Le passé… est le fruit de la richesse de tes pensées que tu ne peux redessiner, choisiras-tu d’être le Maître de ton avenir ?

Toi l’ »Homme » du tout à chacun, le sais-tu vraiment?

 

Gwemaline…

 

 

 

( 6 novembre, 2008 )

Gwemaline…par Rollb!!!

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http://rollb.unblog.fr/

Il y a quelques jours, j’ai échangé par téléphone avec un artiste.

 

 

Des chemins communs nous ont rapproché.

Nos parts créatives se sont rejointes, au travers de nos supports réciproques.

Presque intimidé, difficile à décrire, je l’ai senti timide, craintif de la perception que je pourrais recevoir de son approche.

Dans une première phrase hésitante il m’exprime un désir de dessiner suite à la lecture de mes écrits, je l’ai écouté, juste me disant que c’était bien, que cela puisse lui apporter une inspiration supplémentaire.

Puis plus j’écoutais le choix de ses mots puis j’entendais, sa demande muette:

« Comment prendrai tu le fais que je m’appuis sur tes écrits? »

Et là j’ai mieux cerné cette personnalité.

Roll b est une personne que je perçois d’une source inépuisable parce qu’en capacité à saisir les ressentis d’un écrit au plus profond.

Il finit par m’avouer qu’en fait il s’est saisi de sa liberté d’artiste et d’individu, pour mettre en oeuvre, il définit son initiative de « défaut de tout imager », permets moi de reformuler cette démarche, « ta soif d’imager les émotions »… soit je suis plus atteinte que Toi, soit tu n’as pas croisé encore ceux qui pouvais te rassurer sur la légitimité de ton travail.

Alors, à Toi Mon trés cher Bruno qui a ce « si talentueux » coup de crayon, certains amis ont tenté de me décrire par les mots et ce fut déjà trés fort, parce que devenir une émotion quelqu’elle soit reste un instant extraordinaire, mais jamais quiquonque ne s’y ai risqué en image, même si souvent certains m’avouent avoir ressenti le besoin d’ajouter un visage ou un regard à mes écrit, probablement un saine curiosité.

Je n’aime pas être dans la lumière mais en revanche dérire profondément que l’on porte et soutienne mes volontés de quète du bonheur, sans besoin d’une dédicace gravée, car le résultat serais déjà la plus belle des signatures qui se joindrai sans orgueil à toutes les jumelles volontés.

Ce matin, tu me fais pervenir ce très bel hommage, ce dessin là au dessus , qui me dessine…

Wahou, quel moment tu viens de m’offrir…

Comment pourrais-je jamais te remercier de cet instant d’intense bonheur, ou tremblements d’émotion et intimidation me firent fléchir.

Je t’offre mes larmes de joie… quelles deviennent le fleuve de ton inspiration, que les battements de coeur que tu viens de raviver soient le rythme percutant de ton travail…que la diversité de mes recherches donnent flots inépuisables, et enrichissent tes rélexions autant que tu m’as donné à rélféchir.

Ne t’arrête jamais…

Gwemaline…

( 11 mai, 2008 )

Le regard dans la perception voir http://stores.lulu.com/gwemaline

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J’ai observé même souvent fixé les regards, des bruns, noisettes, sombres, verts olive, marrons dit cochons, ou bleus profonds, d’un océan sans fond…

Si les teintes subjuguent, c’est moi dans leurs messages que je me plonge, et que souvent je cherche à décripter.

Car, si nous devions évoquer la rareté, l’exceptionnelle beauté au sens visuel, je n’écrirai pas, je dessinerai…

Non, pour ma part je suis sensible à la courbe des yeux, le regard rond de l’enfant surprit, comme de la belle qui sourit et du charmeur qui séduit, celui de la vierge qui fuit, tous sont souvent trés beaux, si la fraîcheur se perd dans le temps, la beauté évolue au présent… 

Si je me suis parfois laissée endormir, par des mots ou de très belles expressions les yeux eux, m’ont rarement menti sur les plus profondes intentions.

D’ailleurs, j’avoue que ce mode de communication, s’il ne me rend pas toujours tâche facile est pour moi un élément majeur dans la communication avec mes proches.

Mes enfants comme leur père peuvent se tairent mais quand le regard se détourne du mien, il est force de penser que quelque chose m’est dissimulé, donc je creuse jusqu’à la recherche de ce qui finalement les soulage d’avouer.

Les surprises, oh quel régal, quand six petits yeux brillants, petits et grands, s’approchent de moi s’obligeant à patienter pour mieux savourer l’instant de joie d’offrir.

La tristesse ou le sentiment de profonde solitude dans une douleur, une réflexion dont on ne trouve pas l’issu, paupière alors mi-blessée, l’être cherche en lui les solutions au désarroi, parfois les sourcils douloureusement froncés.

Grande compagne du regard, « la larme », chaude, grosse, perlée, ou asséchée de n’avoir trop pleurée, elle est compagne de vie, d’oubli, gaîté, souhaité, vécue ou attendu, de peur, douleur,ou de douceur, elle vit là en tous désirs ou de souhaits d’accalmie, ou même crainte du subit.

Le désir et la passion de regard le feu qui l’envahi si on sait l’observer, est très vite perceptible, d’ailleurs heureusement que comme toute réflexion on ne répond pas toujours à ces appels là.

Le choc, ou la suprise, entendre voir, ou percevoir un événement qui nous choque, ce sont les yeux grands ouverts d’étonnement que nous accueillons la notion, presque exorbités, les couleurs se font presque discrètes dans le globe blanc.

Le blanc des yeux…. Se regarder dans le blanc des yeux, une expression qui exprime souvent le fait de tourner en rond, encore une bien étrange expression; parfois je parle avec mon interlocuteur, au restaurant et mon regard s’évade autour de nous et là se trouve toujours un couple aux regards mi- baissés, dont les lèvres jamais n’évoluent si ce n’est pour manger, je me dis qu’un couple qui ne parvient plus à ce regarder dans les yeux, sont souvent des individus qui se fuient, le gong d’une fin d’un chemin dont ils n’auront sans doute jamais l’intention de diviser par habitudes bien ancrés, mais leur choix reste le leur, mais c’est vrai que les regards mentent rarement alors pour ne plus se faire mal on l’évite.

Le regard « ironique », c’est celui, qui me révulse avec son copain « moqueur », il est si simple de faire mal du regard.

Je reconnais que l’ironie est parfois un outil pour moi pour modérer un propos que celui d’en fasse ne met pas longtemps à interpréter, d’ailleurs celui là permet d’instaurer certains propos exagéré sans avoir à intervenir verbalement.

Le regard pour moi est une phrase toujours en réserve que je ne pourrai exprimer librement, parfois au risque de choquer.

On m’a parfois reproché de ne savoir détacher le regard humain de celui de la commerciale, certe, mais détacher l’un de l’autre est déjà pour moi se renier en parti au détriment de mots posés sur un chèque.

Suivre des regards, c’est anticiper des intentions, et parfois maîtriser des pulsions.

Quand quelqu’un me demande un avis, mais que je sais qu’il ne pourra pas le réceptionner sereinement mes mots, s’ils étaient clairement exprimer, alors mon regard parle, parfois tout haut, parfois tout bas parfois voilés, comme mes mots parfois estompés, mais parfois aussi grossièrement posés parce que les mots seraient inexprimables, mais il est …, se veut sincére… comme ma rhétorique, il fait parti de mon être, donc si chacuAn veut s’en donner la peine, il en verra ou percevra, l’essentiel de ce qu’il en  à puiser, viser ou attirer….

Ne dit-on pas que le regard est le reflet de l’âme ?

Gwemaline…

( 16 février, 2008 )

LE VOYAGEUR ma première nouvelle

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Les méninges agitées au rythme du vent du sud, un homme, s’apprête à partir travailler.

 Peu motivé, par son activité du moment, il se fait violence chaque matin. 

Mais ce matin là, il se rassied, sur son fauteuil, bascule lourdement la nuque en arrière, son regard s’évade par la fenêtre où les bruits du quartier animent déjà les rues.

La chaleur valse avec le vent, agite les branches, le soleil baigne le balcon d’une intense lumière. 

Etait-ce cette lumière ce jour là qui l’a entraîné?

 «Ca suffit… » se dit-il « Stop, je dois réaliser, et assouvir ce désir de voyage…» 

Il se lève,… alors que les enfants prennent leur petit déjeuner, se disputent et que leur maman intervient à l’unisson… 

Il s’approche d’elle, et lui dit : 

« J’ai pris ma décision, je démissionne.» 

Elle le regarde brièvement, mais avait entendu si souvent cette phrase, qu’elle ne relevait plus, toutefois… quelque chose dans sa voix,…pfffffffff non… elle lui répond : 

« Pour faire quoi ? Veux-tu qu’on galère ? » 

Elle lu dans son regard, quelque chose qui l’inquiéta, mais le quotidien la happe tant, elle n’a pas le temps l’heure de l’école, la garderie, non plus tard, ce n’est pas le moment… 

Alors inquiète, mais pressée, la jeune femme, dépose un baiser sur les lèvres de son compagnon, les enfants s’accrochent à son pantalon comme à leur habitude, et s’effacent très vite au rappel de leur maman pour le départ d’une nouvelle journée. 

Il les écoute s’éloigner, comme une empreinte à conserver.

Le jeune homme va, vient, ça et là, dans l’appartement, étouffe, entre valeur et désir, conscient de sa responsabilité envers sa famille, il hurle de douleur et ne comprend pas l’amplitude de son sacrifice… 

Alors en un instant, cette notion noyée par une volonté, qu’il ne contrôle plus, il prend un sac, la carte de crédit, son passeport, ouvre la porte et s’en va… 

Ses jambes le portent comme jamais elles ne l’ont fait, il ne marche plus, il vole, tellement il est léger…

« enfin, je vais partir seul, libre, tel que je l’ai toujours souhaité… » 

Il se sent Christophe Colomb en découvrant l’Amérique, des immeubles à perte de vue, un rythme de folie, des individus se croisent dans l’anonymat le plus complet, ici nul ne le reconnaît, ne sait à quel point, il peut douter de lui, nul ne sait …

Non, il se sent libre, mais… finalement …étrangement, non, ce n’est pas là qu’est sa place… 

Il part pour le Canada, séduit par le Kébec cet accent d’authenticité, entre francophonie et exubérance des états unis, bien étrange mélange, mais le froid cette vie sous terre parfois, ce rythme, non il se lasse de là aussi… 

Il part en chine, la consommation au moindre coup, à l’économie grandissante son désir de progression, oui c’est là qu’il faut comprendre la recette de cette réussite, cette expansion étourdissante, comprendre les rouages et astuces, mais de quoi… 

Il y trouve une  population étrangement détachée de cette réussite, un contraste entre économie, seuil de pauvreté inimaginable, simplicité des individus, au cœur d’une consommation démesurée, jusqu’à celle des corps par lesquels, il est tenté lui aussi. 

C’est si simple, elles sont partout, à moindre coût, elles sont belles même si pas à son goût, mais les femmes, ici, c’est si simple, pas de temps compté, pas de retard à justifier…  mais plus le charme de la séduction, elles sont produit de consommation…

Mais que fait t’il donc là, lui qui défend l’égalité, lui qui défend le droit de la femme, lui qui n’est pas celui qui pourra finalement aller au bout de son acte…

Il représente la fortune, devant ces âmes démunies d’argent, mais leur a t’on permis un jour de réfléchir. 

Elles sont, mais deviendront elles ?… 

Son chemin le fait glisser en Inde, bien curieuse atmosphère, presque de malaise, les regards profonds…

Il se surprend parfois de s’asseoir un temps, qu’il ne verra pas couler, il attribut cela à la fatigue, mais…il ne sait pas combien de temps il y est en fait resté, entré dans l’intemporel, il se sent plus léger, curieusement, ses priorités lui semblent si superficielles. 

Le silence qu’il avait tant désiré, lorsque ses enfants criaient, lui devient alors une souffrance insupportable, il décide alors qu’il est temps pour lui, de rentrer… 

De retour en France, il a cette hilarité qui caractérise la joie, celle de se retrouver enfin, chez lui… 

Il arrive dans cette ville qu’il a su tant détester, parcours le chemin de la gare à son quartier mais à parfois des difficultés à reconnaître certains endroit, aux portes de son quartier les arbres ont tant poussé qu’il doit regarder à deux fois… Il pousse la porte du hall, monte les marches la clé à la main, et face à une porte glisse sa clé dans la serrure, mais…. Rien à faire il ne parvient pas à l’introduire, mais la porte s’ouvre brutalement et un colosse se découpe devant lui imposant et menaçant…. 

Interloqué, hébété il dit à l’homme… « Qu’est ce que vous faites chez moi » 

« hein, t’es pas bien… » lui rétorque l’autre  « ici c’est chez moi, t’avise pas de recommencer, sinon je te fais descendre les marches sur le crâne » et claque brutalement la porte. 

Interloqué, il reste bête devant cette porte fermée, puis fini par redescendre les marches, sortir du bâtiment, et va s’asseoir sur  un banc, perdu.

Sa femme a déménagé, mais pourquoi ne l’a-t-elle pas…………

En fait, il n’avait jamais donné de nouvelles, elle n’avait aucun  moyen de le faire, il a perdu toute notion de temps, leurs économies lui ont permis de vivre sans s’inquiéter, mais en fait il ne sait pas comment, ils ont fait pour vivre… 

Il les avait posé là, tels des objets, égoïstement gardés. 

Il ne comprend pas, son esprit embué s’affole il ne reconnaît plus rien, il a dû se tromper de quartier…mais…. 

D’un coup un espoir, au loin il aperçoit une silhouette familière, une vieille femme au pas lent. 

Il court vers elle, et lui dit comme un gamin. 

« Bonjour, Madame, Masiro, comment allez vous…. Je cherche ma femme… vous ne sauriez pas où elle habite ? 

Un peu méfiante la vieille dame, le regarde la canne prête à intervenir, puis son regard, ses sourcils se froncent, son regard fonce, elle lui dit. 

Bon dieu, Toi… comment t’as pu faire ça à ta famille,….elle lui assène des coups sur la poitrine, mais il finit pas attrapé ses poignets, … «  c’est moche ce que t’as fait… une si gentille petite famille… » 

Après un temps… les larmes aux yeux, il lui dit  « je veux les retrouver…, s’il vous plait aidez moi » 

Et elle finit par le lui dire, sans plus de précision… 

Alors les ailes au vent, il court jusqu’au quartier indiqué, arrive devant une maisonnette surélevée d’un étage, un couloir lui laisse entrevoir très brièvement deux enfants qui jouent, puis qui disparaissent à nouveau derrière la maison, plein d’émotion et d’excitation , mais la peur l’envahi tant de sentiment  contradictoires …

Et il finit par sonner… pas de réponse, il insiste il entend des voix dans le jardin, puis des pas…un verrou, la poignée s’anime, la porte s’ouvre, et apparaît une femme éblouissante tout sourire, sa femme…. 

Et là la pâleur envahie le visage de la jeune femme, son sourire a disparu, sa main instinctivement se pose sur son ventre arrondi, dans le silence , leurs regards s’accrochent, les larmes déjà coulent dans les yeux de la femme, il ne trouve pas ses mots. 

D’autres pas s’approchent, plus lourds, …un homme vient prés de la jeune femme, et dit : 

 « Qui est ce chérie ? » Le bras autour de la taille de la jeune femme, il regarde son adversaire, mais le voyageur comprend, elle ne l’a pas attendu, alors sous le choc, il s’en va sans un mot. 

Perdu dans cette vie, dont il s’est exclu, il va de jours en jours, dormir de banc en bancs, de pont en pont, quand un jour, le froid plus fort que son envie de vivre l’emporte dans le plus long des sommeils… 

Notre voyageur, regardait si loin devant lui, pensant toujours partir à la découverte du plus beau pays du monde, qu’il en a oublié de voir ce qui l’entourait au quotidien, quand enfin de retour, tous ses proches l’on quitté, seul dans cette contrée où il est né, cet homme trop tard a su apprécier la valeur de ce qu’il n’a su garder, comme s’il n’ avait jamais su regarder. 

Alors un jour, peut être, vous ressentirez, en passant dans ce quartier, son esprit flotter, dans ce quartier qu’il avait tant renié, où il va s’accrocher, comme à regret de n’avoir su l’admiré… 

Alors sans jamais plus pouvoir les toucher, il a regardé de si prés et si loin à la fois grandir ses enfants, sans jamais plus pouvoir les embrasser, ni leur exprimer son amour, pas plus que ses regrets. 

Gwemaline… 

( 2 novembre, 2007 )

Le désir de voyage.

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Qu’entendre dans ce désir qui gronde, celui du voyage ?

Mais n’est-ce qu’un besoin de découvrir ou bien plus profondément celui de fuir ?

Chaque fois, que je me suis déplacée c’est souvent que j’ai eu le souhait de ne plus être face à des personnes ou la crainte de revivre de pénibles situations en me retrouvant dans des lieux qui respiraient la tristesse en moi, ou la nostalgie qui ne me fais pas moins mal parfois…

Alors, j’ai migré…

Et je migre encore parfois…

Je porte un regard observateur et non juge sur ce qui m’entoure.

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J’ouvre des portes saisi les poignées poussent parfois j’ose entrer, parfois je n’ose pas… méfiance, prudence, modération, ou tempérance??? ou un peu de chaque en chacuns de mes pas…

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Mais on n’échappe pas à ses souvenirs, tels des fantômes ils ressurgissent, seul le temps apaise, et s’associe à la volonté de poursuivre son chemin en conscience avec le devenir.

Les douleurs, les regrets, les blessures, les larmes, les joies, les plaisirs, les fantasmes… s’estompes mais ne s’oublient pas.

La richesse de la mémoire devient miroir de l’esprit et devient l’être que nous construisons…

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Alors oui je fais parti de ces gens qui aiment à se souvenir pour ne pas reproduire ce qui m’a semblé ridicule, grave, ou inutile… et toujours selon moi qui me permettent de prendre mes décisions à venir, armée de mes outils.

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Aujourd’hui j’ai cessé de fuir et de vivre en nomade, mais même cette vie là m’a tant apporté au travers de la richesse des lieux comme des multiples individus rencontrés que je ne peux regretter.

Ce désir me reprends par-ci par-là mais pas dans la fuite juste dans l’envi de bouger et voir … entendre… et comprendre ailleurs et autrement, au fil du temps et au grés des saisons…

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J’imagine que c’est aussi cela l’expérience de la vie plus que de l’âge même si parfois le temps est nécessaire…

Mais en attendant je goûte  en élève de Lucrèce, au calice de la vie…

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Gwemaline…

( 26 septembre, 2007 )

Le droit et devoir du citoyen ?

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L’origine du terme citoyen:

Pour se prétendre, comme tel l’on devait y inclure énormément d’implication en bien des lieux, rôles et responsabilités.

Aujourd’hui, le citoyen, a sa carte électorale, et fera le choix d’une pensée, d’une inertie ou d’une profonde implication, au sein d’un parti qui se rapprochera au plus prés de ses convictions,… je dis bien au plus prés parce que je ne pourrai autrement comprendre les échos égotistes que je peux lire ou entendre de toute part.

Toutefois, que représente pour Moi citoyenne, mes devoirs, et mes droits de citoyenne ?

Ma première évidence revient à l’éducation de mes enfants, en les instruisant  sur les règles à respecter, en leur donnant l’exemple, oh biensûr pas l’exemple utopique d’une perfection, mais celle cherchant à s’en rapprocher pour le respect de tous et surtout de soit-même, ce qui m’amène à leur apprendre que nos différences ne nous donne pas le droit de nous mépriser que l’un ne surplombe pas l’autre, et que la seule élévation se trouve dans le respect de nos valeurs, et  particulièrement celle de la tolérance.

Mais en toute instruction, se trouve l’évidence d’une expérience, le vécu des  vérités auquel je me dois de les préparer.

Entre autre, que les ethnies ont un énorme problème de dialogue dû à leur différence de culture et qu’ils ne cherchent pas toujours des solutions pour les résoudre, en cela la prudence est essentiel dans la leçon.

La bienséance, toutefois est de ne pas exprimer tout haut ce que l’on pense tout bas de façon impulsive et animé par des passions cultuelles et culturelles.

L’une des  possibilités est de provoquer de façon souple le dialogue tout en sachant que les mots ne serons pas compris tels qu’ils sont donnés.

Je me doute bien, que chacun d’entre nous, ne peut se permettre d’y réfléchir en toute quiétude, de part les difficultés du quotidien, pourtant quelle perte de temps de ne pas consacrer du temps à nos progénitures qui sont l’avenir, notre avenir et le leur.

Si le citoyen a un devoir d’assistance envers son prochain, le premier accompagnement et selon moi celui-ci.

Si chaque famille, déjà veillait au comportement et même avant à la préparation de ses comportements, bien des évènements quelque soient les milieux n’atteindrai pas leur but…

Les intrusions et influences extérieurs ne percerai pas le mur de leurs valeurs.

Alors nul besoin du BAC ce que je n’ai pas, pour avancer vers cette démarche.

En cette transmission j’y inclus le respect des règles et de la structure qui les entoure, je ne conçois pas le type de language entre parent et enfant ou de l’enfant aux parents que je croise parfois, même mes enfants en sont choqués et relèvent d’eux même le problème d’éducation, qu’ils peuvent observer alors quelques soit le milieu social rien ne devrait déroger à cette règle là…

Ce n’est qu’une once de ce que je pourrai développer sur le chemin à parcourir selon mon intuition d’humaniste… 

Gwemaline.. 

( 27 août, 2007 )

Au revoir Christian…

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Cher Christian,

Tu as choisi de partir, et de gravir les marches de l’orient éternel, le pourquoi…, nous vient forcément à l’esprit, le comment… nous horrifie…

Je t’ai peu croisé mais ta gaieté et ta verve taquine m’avait conquise.

Tu laisses une curieuse empreinte…

Je ne juge pas ton geste, mais oui je t’en veux un peu de nous laisser ainsi,  de les avoir laissé,  je pense à tes proches biensûr, mais c’est sans doute parce que tu n’as pas su trancher autrement… que tu as franchi ce pas.

Je ne t’ai pas revu depuis une renaissance.

Silencieux, Tu étais silencieux d’un coup Toi d’ordinaire si présent.

Je m’étais demandée ce que tu devenais depuis ton opération, ce blanc sans nouvelles m’avait interpellé.

Pas suffisament proche pour t’appeller, j’ai juste intérrogé qui te connaissait bien…

Effectivement chacun reconnaisait qu’il était surprenant, de ne pas avoir de nouvelles… 

 Pour finalement cet énorme fracas, mais pourquoi, pourquoi… doit t’on justifier de prendre plaisir à se côtoyer, quand nous avons si mal quand il faut se séparer?

Il est trop tard, alors je vais t’accompagner, là où tu as choisi d’aller, mais Toi étoile parmi les étoiles de notre voûte, veille et éclaire nous encore un peu sur ce chemin aux multiples embûches…

Aujourd’hui, je suis triste, mais je ne peux oublier ton sourire, et c’est cette empreinte là que tu vas me laisser, homme libre, tu as choisi…

Gwemaline…

( 30 mai, 2007 )

Le chemin de vie

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Parfois, le cheminement intérieur est long et je le perçois même douloureux, quelque soit ce que l’on doive travailler, … que cela soit de l’orgueil démesuré, ou que cela soit un manque d’assurance, ou que l’orgueil intervienne parce que nous manquons d’assurance, il n’est jamais simple de se l’avouer à soit même, et encore moins de le corriger, il faut accepter de franchir le pas de ce voyage là et même une fois le seuil franchit quelle tentation nous avons de rebrousser chemin vers la facilité. 

Comme probablement nombre d’etre j’avance sur un pavé mozaïque celui d’une vie escarpée, je me dois de ramener mon pas de côté dans l’axe.

Gwemaline…  

( 29 avril, 2007 )

Le 28 Avril 2007…

 

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Aujourd’hui, je revivais une journée telle  que depuis longtemps je ne m’étais pas autorisée à le faire. 

Des journées où l’on se laisse porter parce que l’on souhaite et non parce que l’on doit. 

C’est doux, léger, une journée où plus que jamais nous sommes vivant parce qu’entourés par ceux que l’on aime, mais surtout ceux qui nous aimes…. 

Je me suis levée ce matin, portée par la clarté du soleil m’accueillant dans ce nouveau chapitre. 

Ce qui pourrait être de classiques courses en famille et fatigantes enjambées entre les rayons sont devenues la résonance d’une renaissance en famille. 

Puis le repas, où chaque regards, voix reprenaient leurs dimensions. 

Puis le choix, guidé de simple chaussures et pourtant elles guideront des pas jamais oubliés d’une fillette qui va communier pour la première fois, dimanche prochain, bien au délà du côté dogmatique de l’évènement c’est la notion d’engagement, le symbole du sens de l’engagement dans une démarche, pour elle même, elle a commencé et pour elle, elle souhaite vraiment aller au bout, pourtant pas grâce à moi, j’avoue, je suis fière de sa détermination, elle reflète pour moi ce qu’elle sera… 

Puis le passage dans ce qui est notre seule maison depuis quatre années mais dans laquelle il me semble aujourd’hui étrange de dire que nous n’y avons jamais dormi, elle est occupée, et me semble envahi parfois, nous aimons y venir humer parfois cet air que je ne saurai définir. 

Notre chemin se poursuit, comme nous l’avons promis à notre ami nous le visitons dans sa nouvelle affectation, que je suis en fait la seule à ne pas avoir vu, je constate rassurée pour lui, qu’il y prend déjà ses marques, une bonne énergie s’en dégage, il n’y aura pas que des amis, toutefois, j’ai senti déjà…puis nous le laissons à cette nouvelle solitude à laquelle il doit s’habituer.

 Je me souviens qu’une amie m’a proposé de venir la rejoindre à un salon « du bien être », cela me tente je suis fatiguée mais envi d’y aller, toutefois je n’ai pas envi de briser ce moment de retrouvailles avec les miens, … avec lui surtout, alors je les invite à y aller ensemble, une brève hésitation mais je crois que nous vivions là en cet instant la même osmose, j’appelle mes amis, et nous les rejoignons… 

Là-bas j’y retrouve des gens que j‘aime et je prends plaisir à enfin pouvoir présenter de nouveau les miens à ceux que j’aime ou que j’apprécie, les réunir en un tout.

J’avais annoncé à mes filles qu’elles allaient rencontrer une fée… alors elles ont douté, puis elle est enfin apparue, mon amie m’avait déjà beaucoup parlé de cet être si puissant, mais lorsque j’ai croisé le regard de cette femme je savais que cette amie attendait une émotion des deux côtés.

Je ressentais son attente, et je percevais alors que celui de la fée  se ferait au travers de mes enfants, et je ne m’était pas trompé, elle les a regardé, touché, caressé, parlé, guidé, la petite était subjuguée, forcément elle rencontrait une « fée » quelle petite fille aussi sensible qu’elle ne le serait pas, et moi j’étais si touchée par ce regard brillant qui émanait de cette rencontre… 

Puis je propose à ma moitié d’assister à une conférence sur la bio géologie… inquiète de lire une réaction indifférente, voir boudeuse, je lis un « pourquoi pas » puisqu’il connaît l’orateur, et nous allons nous installer, l’écoutons, attentifs tous et toutes, songeurs de nos propres quotidiens, nous nous projetons dans nos propres rituels, nos ressentis que nous mettons en liens avec chacun de ses propos, qui sont restés à la portée de tous, et c’est aussi ce qui nous a séduit…

C’est la mine réjouis que je retrouve ma moitié, je l’entends même dire sa satisfaction à notre connaissance, un pas de géant dans notre vie à deux je l’ai guidé et il a accepter, puis a pris plaisir, j’en suis heureuse, je suis fatiguée mais ce soir si épanouie…

Nous avons diné, les enfants ont coupé leur pc sont revenues sur le genoux de papa  comme elles ne l’ont pas fait depuis longtemps le soir, et nous sommes là tous quatre réunis, au coeur de la tendresse que nous nous vouons tous…

Ai-je besoin d’écrire que ce fut une belle journée? 

Gwemaline ..   

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