( 10 novembre, 2009 )

Sur la route…

 Sur la route... dans LA CHERCHANTE 75889192

Je suis sur la route toute la sainte journée dit une chanson… je ne me souviens plus laquelle…

Toi! Tu sauras sûrement, tu les connais toutes…

Aujourd’hui sur cette route, j’allais droit devant moi avec Toi lui et l’autre comme des fourmis allant dans la même direction, nous filions en un semblant d’harmonie qui n’est en fait… qu’indifférence.

J’ai filé encore et encore sans vraiment me concentrer, l’esprit absorbé, tant défié par les épreuves de mes choix… oui…juste mes propres choix.

Je dépassais les autres comme je peux me dépasser moi-même dans chacun de mes challenges, je repensais à tout ce que mes rencontres d’hier m’avaient réservé…

De sacrées rencontres, ou rencontres sacrées, chacune défilant les unes après les autres tellement logiquement dans le déroulement de mon choix d’accomplissement du moment…

Aujourd’hui, je suis sur cette route, j’avance sans aucun autre choix que celui d’avancer, alors n’y tenant plus je décide de m’arrêter sur cette ère ou air d’autoroute, m’accordant le droit de poser mes pensées, revenir sur ma route, mes pas, mes rencontres passées, mes sentiments, mes humeurs.

Je suis là, presque engourdie par la vie, ses déclins, ses surprises, ses évidences, ses performances.

Quelle vie!

J’ai tellement de chance d’être dans cette vie que je me dis parfois que je vais finir par le payer, le payer cher… qui sait au péril de ma vie!

Trop de chance porte la poisse…

J’ai trop de chance d’être là, de venir d’où je viens et d’avoir la chance de penser où je souhaite aller sans me dire que des barrières infranchissables peuvent m’en empêcher, seule ma volonté…

Quand je reprends la route je trouve des travaux, voilà que ce chemin devient escarpé, tout comme ma vie, les passages en deviennent étroits… Je suis obligée de ralentir ma course, comme pour mieux appréhender mon parcours avant de poursuivre encore mieux.

Zut ! J’ai loupé la sortie ! Je rage de n’avoir que trop songé, si ce n’est à l’essentiel et ne pas m’être concentrée davantage.

 Oh ! mince ! Pas le choix je dois continuer…

Je ne peux plus revenir en arrière ce bout de mon labyrinthe devient sombre, et tellement serré que j’ai le sentiment d’être en équilibre…. bien fragile équilibre.

Je n’ai plus le choix j’ai été inattentive, je dois en assumer les conséquences, étrangement cette direction ne m’effraie pas elle est juste un autre chemin à explorer.

Serais-je donc inconsciente ? Assoiffée de découverte ?

Mise en danger d’Oh ! Truie ! que je suis…

Vilaine métaphore que voilà dénuée de charme et de respect de l’individu… de la femmeen particulier mais tellement plein de liberté de faire et dire juste selon moi maintenant… ça y est…

Je reprends haleine et vitesse… mais je ne gagnerai pas de temps, oh temps ennemi de ma création, les jours baissent alors que je ne fais qu’à peine commencer… casser ce moteur du temps freinez ces chevaux au vent et cette femme échevelée.

J’ai perdu du temps, la belle affaire, j’ai tant pensé, comment songer que cela soit inutile.

Le pétrole a brûlé dans mon moteur et mon essence de vie n’a fait que croître…

Quel bonheur de vivre !

Gwemaline…

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