( 30 mai, 2007 )

« Le Droit à mourir dans la dignité »

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Jusqu’à quel point sommes nous propriétaires de nos âmes et de nos corps.  

A quel titre un tiers pourrait en disposer. 

J’ai vu la souffrance de proches avant la mort, je les ai vu subir l’acharnement thérapeutique, la mort peut faire peur, elle est pourtant tout aussi naturelle que la vie, en revanche j’estime que l’on tarde beaucoup trop à soulager les gens dans la souffrance. 

Pourquoi tant d’obstination face à la loi des maladies, elles sont forcément toutes injustes. 

Mais lorsqu’elles deviennent destructrices n’est ce pas faire preuve d’humilité, de cesser de livrer un combat pour quoi, pour qui, certes pas pour  le confort du malade qui vit la souffrance chaque jour que Dieu lui donne à nouveau, pourquoi ai-je écrit « dieu », par notion de culture plus que de conviction, alors disons destin. 

On nous parle du vieillissement, à quel prix , pour nombre de nos aînés.   

Certes lorsqu’un  droit est accordé comme celui  de mourir, ne voilons pas le mot, nous parlons bien d’euthanasie, nous avons peur. 

Doit-on  craindre les abus, certes oui. 

 Tout droit a toujours découlé des exagérations, pire le meurtre.   

Mais ne soyons pas hypocrite le droit de mourir est déjà accordé à nombre de malade à travers des traitements contre la douleur, tellement puissant qu’il en vient à bout du peu de vie qui persiste au cœur de la souffrance. 

De quel droit juger le corps médical qui l’applique déjà sous silence,  parce l’hypocrisie des textes et  médiatisation exagérée et qui se fait juge d’une situation non analysée. 

Mon souvenir le plus récent est la mort de mon beau-père, un mois avant mon initiation .

Il avait décidé de refuser le traitement ou savait-il vraiment, se savait-il condamné, il vivait à sa façon même diminué en évoluant dans sa maison , sans  être piqué de partout et avoir la souffrance d’un traitement. 

Losque j’ai appri son décés, j’ai ressenti de la peine mais aussi un soulagement pour lui même, il m’a été pénible de lire la souffrance des enfants et petits enfants, mais lui n’était il pas là où il souhaitait être depuis 19 ans, quand tant de lui l’avait déjà quitté?

Même si la mort n’est pas douce, l’obstination dans la souffrance est aussi terrible.

Gwemaline… 

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