( 21 mars, 2008 )

Le départ du wagon approche…

Aujourd’hui c’est le printemps ou hier peut être, et pourtant le ciel est sombre. 

Le départ du wagon approche, c’est assez terrible d’avoir à penser cela une façon de se préparer à la mort d’un proche, comprendre comment relier les railles familiales avant le départ pour ne pas faire dérailler l’ensemble du train…

A la veille de revoir ma grand-mère que je sais malade, j’ai une terrible appréhension de lire la mort dans son regard.

Pourtant je l’ai parfois côtoyer de très prés et parfois intimement, mais là c’est une personne que j’aime qui a en elle tant de passé, elle est la mémoire de notre famille, mais elle nous en a donné que de si petit morceaux, je sens en ce départ qui s’approche une transmission inachevée.

J’évoquais il y a encore quelques jours avec une connaissance, l’éclatement des familles et le défaut de transmission que cela provoquait, il me donait son point de vue en ajoutant que cela permettait d’être des individus à part entière.

Mais que devient l’individu sans connaître ses racines ses origines, il est tant bien que mal.

 Dimanche, je l’embrasserai, elle saura que je suis là pour elle, pour partager aussi des instants même s’ils sont souvent brefs,notre lien va au delà du temps il est sans contrainte, sans questions, sans jugements, j’ai si souvent grandi dans mon coin que nul ne s’inquiète quand je suis absente…mon absence familiale est déjà une participation qui m’est propre, et c’est celle là que l’on m’a transmise, elle pleurera à mon départ comme elle le fait chaque fois.

Ca y est je l’ai vu, touché et embrassé, elle est si fragile, déjà, une silhouette presque méconnaissance même sa voix semblait changée, c’est dure, j’avoue que je suis aujourd’hui l’enfant qui préfère se cacher, pourtant j’ai besoin de l’accompagner.

….

Encore, encore cet acharnement thérapeutique, qui avoue ne rien résoudre mais on s’obstine…on va encore la charcuter, comme ces êtres me révulsent parfois…

Elle sort de ces soit disants nécessités, dans une profonde duleur que rien ne peut soulager, pire elle perd toute dignité, j’entends sa colère, son orgueil de femme droite, on la réduit à supporter ce qu’elle s’est résolue à accepter…

Sa voix s’est un peu posée aujourd’hui, j’entends son plaisir à nous entendre au creux de son pavillon, mais si vite elle a besoin de repos…

Un dessin des enfants, une photos de ses oiseaux, un petit mot, ma mère tente le tout pour le tout pour l’aider dans cet instant, elle est là, avec mon père, ça me rassure, elle non plus ne le vit pas seule…

S’est difficile, mais comme je l’ai toujours fait, je prépare doucement mes enfants à l’idée, qu’elle est fragile, leur peine ne sera pas moins grande, mais leur surprise moins violente.

 

 Gwemaline…

( 20 mars, 2008 )

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( 20 mars, 2008 )

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( 15 mars, 2008 )

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( 14 mars, 2008 )

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( 4 mars, 2008 )

Ma femme 2008 !!!

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La journée de la femme bientôt…

Une pensée pour Toi Maman, qui m’a souvent agacée je crois même que je t’ai parfois détesté, mais voilà… à ce jour j’ai le sentiment que je te ressemble de plus en plus de jour en jour alors il est de bonne guère que je fasse la paix avec mon miroir.

Je t’aime Maman…

Mais, Maman qui es tu ?

Je ne peux parler que brièvement de l’enfant, fort peu de la mère, mais davantage de la femme que j’observe… enfin ce que j’en sais et en perçoit sans jamais la juger…

Tu vois le jour en 1948, en Bourgogne, sous le signe du Gémeau  ou (j’ai maux) avec une personnalité qui saura fort bien se dédoubler.

Tu grandiras dans le tourbillon de l’abandon de ta mère mais attachée à l’honneur que  ton père te transmettra qui saura te relever et te soutenir.

Ce facteur voyageur, au regard de coquin, celui-ci soutenu par sa seconde épouse, t’adorera sans le dissimuler tant que ça, en tout cas je n’en ai personnellement jamais douté.

Tu grandiras avec ta sœur et ton frère adoptif, dans une petite bourgade de campagne, où il sent bon l’exprit de campagne, du pain chaud le matin et du lait chaud sortant du pis, transporté dans le pot d’alluminium qui rebondit sur les mollets au rythme des pas, à l’ère du garde champètre qui claironnait, les manifestations locales.

J’apprends au jour où ma propre enfant était hospitalisée que tu avais été atteinte à quatre ans par une méningite, dont tu te relèveras sans trace apparentes, si l’on oublie ta fragilité.

Elève brillante, tu as laissé de bon souvenir à tes enseignants, mais les moyens familiaux ne te laisseront pas l’exprimer plus haut.

Tu aimes chanter, jouer de l’harmonium dans le lieu sacré de ton village, tu as une sensibilité à l’art et ton trait de crayon est juste et parfait.

Tu travailles dès la troisième, dans une supérette.

A dix huit ans en 1967, tu vas croiser, un jeune homme sur le trottoir d’en face, avec qui tu partages ta vie depuis…

Vos yeux ont brillé mais les éléments se précipitent et vous forcent à prendre des décisions d’adultes.

Il est fort, travailleur, ambitieux dans ces constructions, il va t’accompagner dans tes élans d’ambition, t’encourager à les travailler et même te faire réviser, il  a toujours cru en Toi, même s’il t’a parfois secoué et tu lui as bien rendu.

Il t’a donné deux filles.

De la supérette tu es entrée sur concours dans une administration.

Epouse et mère depuis quarante ans, c’est une course de tous les instants .

Aujourd’hui à l’aube de tes soixante ans, tu es contrôleur du trésor publique, chasseuse, depuis que tu es mariée, conférencière cherchante, pour une société d’étude, trésorière de différentes associations.

Sans être une politicienne, tu es devenu conseillère municipale, reconnue et appréciée, ils te l’ont encore prouvé récement aux dernières élections.

Tu peinds trop peu absorbée par la chasse tes implications de toutes parts, mais bricole couds crée, grave, écris.

Tu es une oratrice à la destérité exercée mais tu te cache souvent dernière d’autres… dommage.

Aujourd’hui  je ne sais pas si tu est épanouie, ta recherche du passé, te voile parfois ce que tu as…

C’est étrange de se dire que je connais ma mère, comme je pourrais  comme un famillier, mais pas davantage mais Toi que connais tu de Moi?

Un jour peut être nous en reparlerons, nous nous découvrirons.

Une fille a dit…

Gwemaline…

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